4 Plusieurs raisons ont présidé au choix d’une analyse des dimensions de ce processus au sein d’un matériau écrit. Pour une part des limites pratiques à cette recherche m’ont contrainte de me concentrer sur du matériau imprimé plutôt que sur l’étude des réactions des lecteurs et pour une autre part, ce matériau est apparu particulièrement abondant et facilement accessible, la littérature « psy » et de développement personnel sur le couple connaissant une forte diffusion ces dernières années. La première question qui s’est posée était de savoir quel choix réaliser parmi les ouvrages « psy » pour proposer une interprétation des changements du travail de « care » des femmes dans le couple [3]. Marie-Claude Hurtig et Marie-France Pichevin [4]ont analysé comment toute une psychologie sauvage de la différence des sexes se transmet, se module selon les sociétés, les groupes, les époques et comment l’emprise de celle-ci est considérable lorsqu’elle alimente des préjugés qui fondent ou justifient un système discriminatoire et inégalitaire. Dans la continuité de leurs travaux, j’ai choisi d’étudier les ouvrages « psy » qui se référent aux différences de sexe et qui les organisent de façon stable et cohérente en un système d’explication du réel. On peut repérer actuellement trois grands types d’ouvrages « psy » différentialistes. Ceux qui s’appuient sur la psychologie évolutionniste [5]et qui fournissent une raison « scientifique » pour dresser l’inventaire des différences innées entre hommes et femmes. Ceux qui se réfèrent au rapport inconscient à la mère (le petit garçon dont le silence serait la seule liberté face au désir de la mère et la petite fille pour qui la parole permettrait de nouer une relation avec cette même mère). Et enfin, ceux qui s’attachent à la dimension sexuée de la socialisation dès le premier âge. La séparation entre ces ouvrages est loin d’être aussi tranchée et l’hypothèse d’un déterminisme biologique garde un impact certain, même dans la littérature « psy » qui saisit les différences de comportements entre les garçons et les filles par le biais de l’inconscient ou de la fabrication sociale de l’identité sexuée. La décision de travailler sur un corpus d’ouvrages “psy” sur le couple en apparence hétéroclite, repose donc sur l’hypothèse, qu’au-delà de ce qui les différencie, ils s’appuient sur des présupposés communs et véhiculent un même message en matière de rapports sociaux de sexe. En effet, l’ensemble de ces ouvrages sur le couple s’élabore à partir de deux lignes fondatrices, l’une affirmant que l’égalité entre les sexes est “déjà-là” et l’autre supposant que les apprentissages sociaux ne jouent qu’un rôle infime dans la construction des identités sexuées.
Mon homme et moi ne nous supportons plus il est susceptible et prend tout en agression et moi je suis plutôt 10000 volts et n’ai pas le temps de prendre des gants pour parler aux gens mais il me connaît il sait que je suis comme ça. Oui est Jean foutiste et réagit souvent comme un gamin ce qui a tendance à m’énerver. Alors qu on est censé se marier en 2019 je pense que c’est vraiment mal barrer entre nous et suis prête à tout stopper entre nous . A moins qu il ne décide de bouger et de se préoccuper un peu plus de moi et les enfants . Que faire ?
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